Calculateur de composition corporelle

Calculateur de somatotype

Votre somatotype de Heath-Carter — endomorphie, mésomorphie et ectomorphie en trois chiffres, et non une étiquette. Gratuit, instantané et sans inscription.

VOTRE SOMATOTYPE
3,0-4,7-1,9
Endomorphie
3,0
Adiposité relative
Mésomorphie
4,7
Robustesse musculo-squelettique
Ectomorphie
1,9
Linéarité
Coordonnées sur le somatochart
-1,1 / 4,5
Somme des plis corrigée de la taille
29,6

Un somatotype décrit où vous en êtes, pas ce que vous pouvez devenir. Le coach s’occupe de la seconde partie.

Qu’est-ce qu’un somatotype ?

Un somatotype, ce sont trois chiffres, pas un mot. L’endomorphie note l’adiposité relative, la mésomorphie la robustesse de vos muscles et de vos os pour votre taille, et l’ectomorphie la linéarité — à quel point votre masse est étirée en longueur. Tout le monde possède les trois, et un somatotype s’écrit comme les trois notes dans cet ordre : 3-5-2 décrit une personne moyennement grasse, solidement bâtie et peu linéaire. Le contresens le plus fréquent consiste à traiter cette idée comme trois cases dans lesquelles on se range.

D’où vient l’idée ectomorphe-mésomorphe-endomorphe

William Sheldon a forgé ces trois termes dans les années 1940, au sein d’une psychologie constitutionnelle qui prétendait que la forme du corps prédisait le tempérament — que les personnes minces étaient anxieuses et intellectuelles, les musclées sûres d’elles, et les corpulentes détendues et sociables. Cette théorie ne résiste pas à l’épreuve des faits et est abandonnée depuis des décennies. L’apport de Heath et Carter dans les années 1960 a été de conserver la description du physique en trois composantes, de jeter entièrement les affirmations sur la personnalité, et de remplacer la cotation photographique de Sheldon par une méthode anthropométrique que n’importe qui peut reproduire avec une pince et un mètre ruban. Ce que cette page calcule est une mesure. Elle ne dit rien de votre caractère et ne vous dit pas de quoi vous êtes capable.

Fonctionnement du calculateur

L’endomorphie découle des plis tricipital, sous-scapulaire et supra-épineux, additionnés puis corrigés pour la stature de référence de 170,18 cm retenue par Carter, afin qu’une personne grande et une personne petite ayant les mêmes plis ne soient pas notées différemment pour une raison étrangère à l’adiposité, avant de passer dans un polynôme du troisième degré. La mésomorphie combine les deux largeurs osseuses avec les tours de bras et de mollet, puis soustrait la taille. Point crucial : on retranche d’abord de chaque tour le pli cutané qui le recouvre — tour de bras moins un dixième du pli tricipital, tour de mollet moins un dixième du pli du mollet — pour que la note reflète le muscle et l’os plutôt que la graisse posée dessus. C’est l’étape que les calculs à la main ratent le plus souvent. L’ectomorphie découle du rapport taille sur poids par une formule par morceaux, avec des points de rupture à 40,75 et 38,25.

À quoi cela sert vraiment

Le somatotypage prouve son utilité en sciences du sport, où les profils morphologiques diffèrent nettement et régulièrement d’une discipline à l’autre — lanceurs et rameurs se placent haut en mésomorphie, coureurs de fond haut en ectomorphie, et le schéma se retrouve d’un pays et d’une décennie à l’autre. C’est un outil descriptif utile pour suivre l’évolution du physique d’un athlète sur une saison ou une carrière. Ce à quoi il ne sert pas, c’est à prédire quoi que ce soit sur un individu. Les notes bougent beaucoup avec l’entraînement et l’alimentation, les composantes ne sont pas un destin, et connaître vos trois chiffres ne dit rien du sport que vous devriez pratiquer.